
Un jeune Serbe entre deux CRS lors d'une manifestation à Belgrade en juin 2025.
Photo (c) Gavrilo Andrić.
Tout le monde a vu ces images terribles du mouvement lycéen en cours en France, avec cette jeune fille à Alençon, terrorisée, à qui un flic fait une clé de bras. Lui a un visage impassible, genre "je fais mon taff, j'applique le protocole XB Machin comme le veut la procédure", alors que la jeune fille étouffe, exprime sa douleur, et supplie d'être relâchée. Il y a d'autres images bien plus terribles encore, qui montrent que la France est définitivement en train de basculer dans un régime de démocrature décomplexée.
En juillet 2025, Maksim Zečević, un jeune étudiant serbe en mathématique était capturé en pleine rue à Belgrade par des types en civil, dont on n'a d'ailleurs jamais su qui ils étaient (policiers, agents des services de renseignements, hommes de main du pouvoir ?). Son seul crime était d'avoir partagé des contenus sur le web, favorables au mouvement de lutte initié par les étudiants. Prise par le photographe/manifestant Gavrilo Andric, l'image, ci-dessous, est vite devenue virale en Serbie, suscitant l'indignation générale. Le visage encore très juvénile de Maksim Zečević donnait l'impression que c'était un enfant qui était violemment embarqué. Lors de l'arrestation, une passante avait tenté, sans succès, de s'interposer, criant : "Mais vous êtes fous ! Vous arrêtez un enfant !!?".
L'image est aussi violente dans le visage du kidnappeur, un type pas tout jeune, avec un air d'une sévérité absolue, d'une intransigeance dépourvue de la moindre once d'humanité. Ce sale type, visiblement pas content d'être photographié, semble nous dire en même temps, et dire à Maksim : "la récréation est finie, maintenant, sale petit con, on va tous vous faire rentrer dans les rangs !".
N'oublions pas non plus, parmi ces commentaire, l'incontournable "de mon temps, on ne se plaignait pas et on savait faire des efforts". De loin mon préféré, et à ceux qui le tiennent avec leur autosatisfaction repue et leur mépris petit bourgeois, je réponds que si ils ont été assez cons, soumis, voire lâches, à l'époque, pour la fermer et ne pas se révolter, et bien c'est leur problème ! Qu'ils mangent leurs regrets et leur jalousie inconscients !









